UNE VIE AU FELICIA.... En football, comme dans la vie, être aimé c’est …capitale.


Ma vie passée au cœur du football Ivoirien à tous les niveaux, notamment comme observateurs, encadreur , chargé de mission , adjoint technique... puis commentateur de Radio ....m’a permis de percevoir l’ampleur et l’emprise de l’affectif sur la volonté et la capacité de transcendance physique et technique de l’homme-footballeur. Nos patriarches Bissouma Tapé , Jean TOKPA , Konan Yobouet , Sery Wawa , Basile Wollé ... souriaient, aimaient ce qu’il faisaient , mettaient à l’aise, parlaient simplement, ressentaient mieux les choses, les comprenaient mieux, vivaient ce qui était à l’intérieur de leurs joueurs, savaient ce qu’ils disaient…

Quand Gérard Gabo , un autre "grand du football Ivoirien " , succède au Brésilien Santa Rosa, en 1974 , il fait confiance à des joueurs comme Jérôme Lebry, Théophile Guédé, Lobognon Dakpé , ou Beugré Inago qui ne pouvaient même pas se permettre, quelques jours auparavant , de rêver aux places des monstres sacrées qu’étaient les François Tahi, Alphonse Yoro, Bazo Christophe , Laurent Pokou.

Quelques années plus tard, comment fait le Yougoslave Rade Ognagnovic pour émerveiller ses joueurs, lui qui parlait un Français approximatif ? Par ses choix, tout simplement ! Il s’exprimait sans trop parler, c'est-à-dire…par sa compétence. Là ou j ai constaté que cet homme était fort, c 'est quand il me dit, dés les premiers matchs de championnat observés : "Nasser , ce Amani Yao là , suit le à la fin du match pour savoir ou il habite , je vais aller prendre mon petit dejeuner demain matin chez lui, il est de la trempe des gloires de la Yougoslavie Djazic , Savicevic , Boban , Surjac .. tu les connais ?".

A l entrainement , il en fait son joueur de base et surtout , lui dit :« Toi, tu es un joueur hors classe, tentes tout ce que tu veux à l 'entrainement, ne te souci pas des ballons perdus , les Sakanogo , Miezan ,Sekana s en occupent , ce que je sais c est que le jour du match tu casseras la baraque…et tu nous feras gagner ». Ainsi,la seule «libération » d’un Amani Yao le jour du match lui permettait de réaliser des choses inqualifiables . Rendre hommage à Amani Yao c 'est d abord respecter l authenticité du football Ivoirien , et sa mémoire .

Aussi et au rayon de ces brillants inspirateurs par l’affectif et la mise en confiance, comment ne pas rappeler la maestria d’un Henry Kasperczak. Il avait épaté les Ivoiriens et le monde entier à la Can 94 à Tunis. Faire jouer ensemble, Sié, Tiéhi, Traoré, Amani, Maguy et Guel ensemble, tous à vocation offensive,sans déséquilibrer son équipe en phase défensive, était tout simplement extraordinaire. J’avais le privilège d’être à ses côtés avec Marc Gohi et Timité Vassouleymane. Il nous expliquait que l’adversaire n’aurait ni le ballon, ni le temps de nous mettre en danger …

Hervé Renard m' a rappelé un peu ses devanciers , avec l confiance qu il attribua à ses "enfants " Bailly , Kanon et surtout son remarquable choix de placer Tiéné Siaka en premier rideau sur la gauche , comme Gradel devant le fils de Gbizié Léon...

Je m arrete là ce jeudi , je vous aime tellement que je soufre ...

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